Cycle Exil(s)

Dans le cadre du festival littéraire des bibliothèques de Champagne-Ardenne, les bibliothèques de Reims consacrent le mois du film documentaire à la thématique de l’exil.

Découvrez la programmation complète des projections :

Médiathèque Jean Falala

  • Mercredi 4 novembre à 15h

Une girafe sous la pluie
Un court-métrage de Pascale Hecquet.
Belgique / France, 2007, 12 min.
Jeune public
L’histoire d’une girafe contrainte de quitter son pays et qui débarque à Mirzapolis, la cité des chiens. Elle est trop grande, elle ne mange pas comme eux. Bien différente, elle a du mal à trouver sa place. Heureusement sa grande taille devient pour certains un atout…

Suivi de trois documentaires de la série Enfants de Kaboul :
À l’issue d’un atelier, de jeunes cinéastes afghans ont réalisé une série de documentaires sur le thème les enfants de Kaboul. L’Afghanistan tente de se reconstruire et c’est pour la jeunesse qu’il reste le plus à faire : le travail des enfants reste la règle et les filles sont trop souvent privées d’école. Des réalités parfois dures évoquées sans misérabilisme. Chaque film est précédé d’un entretien dans lequel le réalisateur nous raconte son parcours – tous ont connu la guerre et l’exil – et ses choix de réalisation.

Au programme :
Des briques et des rêves
Un film de Sediqa Rezaei.
2008, 26 min.
Abdullah et Madi travaillent dans une briqueterie, seuls enfants parmi les adultes. Abdullah a treize ans, il est issu d’une famille nombreuse et pauvre. Son père est mollah, mais les cours qu’il donne dans les écoles coraniques ne suffisent pas à nourrir la famille. Le jeune garçon habite sur place et ne rentre dans sa famille que toutes les trois semaines environ.

Bulbul l’oiseau des villes Un court-métrage de Reza Hossaini.
2008, 26 min.
Bulbul et sa bande de copains sont laveurs de voitures pour faire vivre leur famille. Ils travaillent dur dans la rue, pour une misère, et parfois pour rien du tout. Comme ils n’ont pas leur langue dans leur poche, les insultes fusent vite devant l’arrogance et le mépris des plus riches. Face à un monde désenchanté, la solidarité et l’humour des enfants sont salutaires.

Il était une fois Noor Jehan Un court-métrage d’Ali Hazarat.
2007, 26 min.
Noor Jehan a un grand et beau projet : elle veut écrire, traduire et lire des contes aux enfants des rues de Kaboul. Car quel espace reste-t-il ici pour le rêve ? En Afghanistan, les enfants n’ont que des souvenirs tristes. Et les adultes ne leurs accordent aucune attention. Noor Jehan, naïve et courageuse, du haut de ses 14 ans et de sa féminité, s’attaque à bras le corps aux tabous de sa société.
Pour tous à partir de 11 ans.

  • Mercredi 25 novembre à 15h

Les mains en l’air
Un film de Romain Goupil.
France, 2010, 1h30 min. Avec Valeria Bruni-Tedeschi et Hippolyte Girardot.
Jeune public
En 2009, Milana, d’origine tchétchène, est élève en classe de CM2 à Paris. Ses copains, ce sont Blaise, Alice, Claudio, Ali et Youssef. Mais un jour Youssef qui n’a pas de papiers, est expulsé. Puis c’est au tour de Milana d’être menacée. Se sentant alors en danger, les enfants décident de réagir. Ils prêtent serment de toujours rester ensemble et organisent un complot pour sauver Milana…
Pour tous à partir de 10 ans.

+ Le film est précédé du court-métrage Une girafe sous la pluie de Pascale Hecquet.

Mois du film documentaire 2015 : Exil(s)

  • Jeudi 5 novembre à 19h

Odessa… Odessa !
Un film de Michale Boganim.
France / Israël, 2005, 1h42 min.
A travers les histoires de différents personnages qui nous emmènent à Odessa, New York et Israël, ce film nostalgique évoque l’exil et l’errance d’une communauté particulière : les Juifs d’Odessa, une ville au nord de la Mer noire… Un portrait juste et bouleversant, l’histoire d’un peuple déraciné…

« En lisant les nouvelles d’Isaac Babel qui se passent à Odessa, j’ai découvert l’exubérance et l’humour de ses habitants. La première partie du film s’attache à cette communauté d’origine et montre ce qu’est devenue la ville aujourd’hui. Elle était somptueuse et cosmopolite, mais sa beauté est désormais fanée et la vie même s’en éloigne, de même que la communauté juive ne se réduit plus qu’à quelques personnes. Sur les pas de ceux qui ont quitté la ville, je suis arrivée à Little Odessa à New York et à Ashdod en Israël. Dans ces deux endroits, plutôt que de s’adapter à leur nouveau lieu de vie, les immigrants n’ont eu de cesse de recréer une Odessa imaginaire. » Michale Boganim

Prix Marcorelles au Cinéma du réel en 2005, Prix CICAE au Festival International de Berlin, Prix du Meilleur réalisateur au Jerusalem film festival.

  • Jeudi 12 novembre à 19h

Mirage à l’italienne
Un film d’Alessandra Celesia.
Italie, 2012, 1h30 min.
« Tu cherches du travail ? L’Alaska t’attend ». A Turin, des centaines de chômeurs et de salariés à bout répondent à cette annonce insolite, placardée sur les autobus et les tramways. Cinq sont sélectionnés pour un travail qui consiste à conditionner les saumons dans une petite ville côtière d’Alaska, peut-être parce qu’ils tiennent plus encore que les autres à s’enfuir au bout du monde : Giovanna, ex-toxico sans emploi, séparée de ses deux grands enfants, pour qui elle tient sur dictaphone la chronique de sa vie et de son amour maternel empêché ; Camilla, une actrice abonnée aux contrats à durée très déterminée dans les centres d’appel ; Dario, un mécanicien homosexuel en délicatesse avec sa famille et croulant sous les charges ; Ivan, ex-militaire en Irak et en Afghanistan, étouffant dans son boulot de livreur ; et Riccardo, qui n’a aucun mal à vivre de son emploi dans la publicité, mais éprouve le besoin de prendre le large depuis la mort de son fils. Accompagnés de l’une de leurs recruteuses, ils s’envolent pour le bout du monde, dans un voyage qui sera aussi intérieur.

« Au plus près de leur visage, de leurs mots, de la solidarité qui se crée entre eux à l’autre bout du monde, Alessandra Celesia saisit leurs failles et leur grandeur. Sans commentaire ni pathos, avec une justesse et une sensibilité rares, la cinéaste signe ici un documentaire humaniste, beau comme une fable. » Hélène Delye, Le Monde.

Prix Aprile et Mention spéciale du Jury au Milano Film Festival (2013), Mention spéciale du jury de Salina Doc Fest (2013)

  • Mardi 17 novembre à 19h

Soirée courts-métrages avec la Pellicule Ensorcelée

Miniyamba
Un film de Luc Perez
France / Danemark, 2012, 14 min.
Abdu, un jeune Malien, décide comme des milliers de migrants de partir pour l’Europe. Un voyage périlleux dans le désert, pour ce musicien rêveur et humaniste.

Atlantiques
Un film de Mati Diop.
France / Sénégal, 2009, 15 min.
À la nuit tombée autour d’un feu, Serigne, jeune dakarois d’une vingtaine d’années, raconte à ses amis son odyssée clandestine…Un film au service de la parole, qui, à la manière d’un poème sombre, recueille le récit épique de la traversée de l’Atlantique d’un jeune homme. À travers les mots de Serigne et ses amis, le film dresse le portrait d’une jeunesse sacrifiée.

Go Forth (Aller de l’avant) France, 2014, 62 min.
Un film de Soufiane Adel
Taklit Hamani, la grand-mère du réalisateur, a 79 ans. Elle habite une cité HLM de la banlieue parisienne où la vie semble paisible. Elle a eu 18 enfants. Elle fabrique des ceintures kabyles. Elle nous parle d’elle, de son enfance en Algérie pendant la Seconde Guerre mondiale, puis de la guerre d’Algérie et enfin de sa vie en France… Une histoire personnelle prise dans l’histoire collective.

  • Jeudi 19 novembre à 19h

L’Escale
Un film de Kaveh Bakhtiari.
France / Suisse, 2013, 1h40 min.
A Athènes, le modeste appartement d’Amir, un immigré iranien, est devenu un lieu de transit pour des migrants qui, comme lui, ont fait le choix de quitter leurs pays. Mais la Grèce n’est qu’une escale, tous espèrent rejoindre d’autres pays occidentaux. Ils se retrouvent donc coincés chez Amir, dans l’attente de papiers, de contacts et du passeur à qui ils confieront peut-être leur destin.

« Filmé au plus près des protagonistes, en plans serrés, ce documentaire nous plonge dans l’univers intérieur des clandestins et montre la précarité de leur quotidien, suspendu à l’attente de passeports et à la peur omniprésente de la police. Pour certains, les préparatifs du départ tant attendu s’organisent ; pour les autres c’est le point mort et l’angoisse, engendrant des actes désespérés pour tenter de sortir de cette spirale de l’attente, et pour échapper à cette vie de « morts-vivants », ainsi qualifiée par Mohsen. Un film juste et poignant, qui oscille entre l’intimité du huis clos et la brutalité de la vie à l’extérieure. Il démontre sans détour qu’aucune place n’est prévue pour accueillir ces hommes se battant désespérément pour tenter de vivre un possible ailleurs. » Claire Schneider, médiathèque du musée du Quai Branly.

  • Jeudi 26 novembre à 19h

Les Arrivants
Un film de Claudine Bories et Patrice Chagnard.
France, 2009, 1h50 min.
« Ni hao ! … Ruski ?… Sprechen Sie Deutsch ?… » L’employé de l’accueil se démène, jongle avec les langues plus vite qu’un vendeur de souvenirs au pied de la tour Eiffel. Le couple d’Asiatiques, de l’autre côté du comptoir, ne comprend rien à ses exploits polyglottes. Deux interprètes plus tard, c’est toujours l’impasse. Cette scène de comédie absurde, loufoque, fleurit soudain, par effraction, entre les murs gris de la Coordination pour l’accueil des familles demandeuses d’asile (cafda), un organisme parisien d’aide aux victimes de persécutions, venues du monde entier.

Claudine Bories et Patrice Chagnard font de leur documentaire une rencontre tragi-comique, intense, entre ces gens d’ailleurs et nous. Tout se passe dans le huis clos de bureaux ingrats où l’on parle, encore et encore, entre deux chaises en plastique et une montagne de dossiers. Pourtant, cette histoire devient aussi captivante qu’une épopée. Sans doute parce que, chacun à sa manière, réfugiés, assistantes sociales et traducteurs – devenus des personnages forts et presque drôles, parfois – crèvent l’écran.

  • Samedi 28 novembre à 14h30

Les Emigrés
Un film de José Vieira..
Portugal, 2009, 1h15 min.
C’est un village où tout le monde ou presque est parti à la recherche d’une vie meilleure. Au centre du bourg, beaucoup de maisons s’écroulent alors qu’à la périphérie ont fleuri de grandes bâtisses aux volets fermés. Beaucoup de ceux qui s’étaient promis de revenir sont revenus sur leur promesse. C’est un village habité par l’absence et peuplé d’émigrés. Dans ce petit village de montagne, on croise des gens qui, partis pour se débarrasser de la misère, ont refusé de se plier aux servitudes de l’immigration. Leur engagement dans la main d’œuvre étrangère a été de courte durée. Pour comprendre l’émigration, ce qu’ils disent est essentiel. Les récits des émigrés et des rares habitants restés au village sont traversés par une question : l’émigration ne provoque-t-elle pas des ravages sans commune mesure avec les avantages économiques qu’elle apporte ?

Médiathèque Laon-Zola

  • Samedi 21 novembre à 14h30

No London today
Un film de Delphine Deloget.
France, 2007, 1h17 min.
« No London today. C’est ce que m’a dit Arman la première fois que je l’ai rencontré. Nous étions tous deux assis sur un banc. J’étais en vacances à Calais et lui attendait la nuit pour passer clandestinement en Angleterre. De là a commencé un drôle de voyage, dans un autre Calais sans plage ni terrasse. De ce voyage immobile, il me reste quelques instantanés : la voix de Chalik, le Taliban, et ses chansons d’amour de Bollywood, les courses-poursuites avec la police, les monologues sans fin d’Aron, l’Albanais, les fous rires d’Henok et d’Ermias, les bagarres, les journées d’ennui et les disputes avec Abraham… Des amitiés suspendues à ces nuits clandestines où caché à l’arrière d’un camion, dans le ventre d’un ferry ou dans l’obscurité d’un tunnel chacun espère ne plus avoir à dire le matin : No London today. » Delphine Deloget.

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

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